Posted on

 

Le terme de « seniors », qui masque une grande hétérogénéité (en termes d’âge, de statut d’activité, de niveau de vie, etc.), est un terme issu du marketing, plus précisément du livre « Le senior marketing » publié en 2000 par Jean-Paul Tréguer.

Cet âge entraîne plusieurs ruptures importantes dans les modes de vie,  selon cette étude.

Ce sont les premiers signes du vieillissement, parfois une certaine marginalisation professionnelle, sources d’inquiétude.

Mais il s’agit souvent aussi d’une période d’apogée professionnelle et l’accès à plus de facilités au niveau financier.

Le départ des enfants amène à privilégier des activités nouvelles.

Attention aux idées reçues, donc, voici quelques chiffres  pour nous éclairer.

Un taux d’emploi significatif

En 2013, en métropole, le taux d’emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans était de 48,4 % pour les hommes et de 43 % pour les femmes. Et le travail à temps partiel concerne plus souvent les femmes (37%) que les hommes (13,5 %) 

Projets nouveaux et liberté

Selon l’institut Français des Seniors, l’imaginaire de la retraite, c’est pour les séniors « une nouvelle vie » à nourrir de façon très active. Ils profiteraient ainsi  de cette « liberté à plein temps » pour « avoir plus de temps pour faire ce que j’aime ! Cette réponse est celle rapportée par 45 % des seniors que l’institut a interrogé. Le premier mot associé à la retraite serait, alors, le mot « liberté » et le second « projets nouveaux ». Une « troisième mi-temps » que beaucoup estiment pouvoir faire durer encore 25 ans. Seuls 19 % ont peur de s’ennuyer ! Mais beaucoup sont bien plus inquiets pour leur famille que pour eux-mêmes.

 

Le bénévolat comme source de jouvence

Les profils des retraités bénévoles 22 % des 60 – 69 ans sont bénévoles Il existe en France 1,3 millions d’associations. Selon l’INSEE (Burricand, Gleizes, 2016), en 2013, dans la population des plus de 16 ans, plus de 21 millions de personnes, soit 42%, sont membres d’une association avec une remarquable stabilité depuis 30 ans. Ce sont les associations culturelles et sportives qui attirent plus et la participation des seniors (6 % en 1983 ; 19 % en 2013 !).

Etre utile à la société !

 Les  motivations principales des personnes de plus de soixante ans (enquête métropolitaine) étaient par ordre d’importance : – le souhait d’être utile à la société et d’agir pour les autres (79 %), – un épanouissement personnel (36 %), – la cause défendue (36 %), – le souhait d’appartenir à une équipe (30 %). D’autre part, les trois principales satisfactions liées au bénévolat sont : – le contact et les échanges avec les autres (66 %), – le plaisir d’être efficace et utile (59%), – la convivialité (42 %).

Se maintenir en activité

Une étude de 2013 menée par l’ILC France (International Longevity Center) avec le Pr Françoise Forette et l’Inserm a démontré que la prolongation d’une activité professionnelle retarde les risques de la maladie d’Alzheimer. Après 60 ans, chaque année de travail en plus, permet une diminution de 3 % des risques de la maladie et après 65 ans, contribue à faire baisser les risques de 15 %. Les conclusions de cette étude montrent que l’activité contribue à maintenir un réseau social dense et à préserver ainsi la réserve cognitive.

Sources : IRD, INSEE,  Chiffres nationaux : CREDOC (Centre de recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie) , Silvereco, L’Académie des Sciences et Techniques Comptables et Financières.

IMPRIMER