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A la Réunion, le Mouroum’ revient sur les étals des marchés à la demande de consommateurs soucieux de leur bien- être. Une page facebook, baptisée « Moringa île de la Réunion » existe dans le but de vulgariser ses bienfaits et les différentes solutions pour en consommer, depuis les « brèdes » jusqu’à la poudre en gélules…

Les bienfaits du Moringa, sont apportés sous forme de poudre de feuilles (il en existe en gélules) pour l’être humain et pour tous ceux en particulier qui sont victimes de carences nutritives, ou pour les sportifs comme complément alimentaire.

Cet arbre possède bien des vertus, il a même été baptisé en Inde, « l’arbre de vie »…

Il est l’une des stars ces dernières années des magazines de santé. Le Moringa Olifiera, connu chez nous sous le nom de « baton mouroum » nous provient de l’Inde, importé il y a des siècles de cela par les engagés venus comme main d’œuvre. Il a colonisé bon nombre de jardins, se montrant particulièrement résistant à la sécheresse et prolifique dans sa repousse.

« Bouillon brèdes mouroum »

Les recettes à base de « mouroum » font partie de nos traditions créoles avec le fameux « bouillon brèdes mouroum » ou encore le « carri mouroum » avec la morue où les bâtons de cette plante sont épluchés, coupés et mis à cuire avec les épices habituelles.

Aussi bien à la Réunion qu’à l’Ile Maurice où une chanson met en avant certaines vertus. « Bréd’ mouroum, bâton mouroum, malheureux conten manzé, bréd mouroum, bâton mouroum, malheureux gagn’ l’appétit ! »

Une ONG américaine, Echo, a publié des études sur les vertus du Moringa Olifiera, une plante qui par sa richesse en nutriments fait merveille aussi bien en inde, en Amérique du Sud qu’en Afrique où elle sert à lutter contre la dénutrition chez les petits enfants et les mères allaitantes avec de la poudre de feuille de moringa. Les résultats obtenus sont souvent étonnants et un grand nombre d’arbres de moringa sont plantés notamment dans certaines régions désertiques du Sénégal où la déforestation a fait des ravages.

 

Les feuilles du mourounga

A la Réunion, le « mouroum » est connu pour ses vertus gustatives mais on est loin de soupçonner ses bienfaits. Toute la plante peut se consommer de façon différente. Les feuilles se consomment comme des épinards, les gousses comme des haricots, les fleurs se boivent en tisane, et les racines s’utilisent en sauce. Ces dernières produisent d’ailleurs une huile, l’huile de ben qui a été utilisée pour des onguents et des préparations, depuis l’époque des Egyptiens.

L’huile de Moringa a un puissant anti-oxydant qui garantit une durée de vie remarquable et une grande stabilité. Elle a des propriétés nutritives, en émulsion, qui la font apprécier dans les produits pour les soins de la peau et des cheveux. Elle trouve également une place comme huile végétale, pour fabriquer du savon, des cataplasmes pour la peau, des produits cosmétiques et comme huile pour les lampes. Elle a été utilisée depuis des millénaires en tant que base pour les parfums et elle continue à jouer ce rôle encore aujourd’hui. D’une couleur jaune doré a un goût plaisant et sa qualité est comparable à celle de l’huile d’olive.

Mais l’élément le plus riche en nutriments est sa feuille dont la repousse est quasi permanente. Il suffit de casser une branche pour que quelques semaines plus tard, celle-ci ait repoussé et redonné des feuilles, fleurs et bâtons. La feuille peut se consommer fraîche, en brèdes ou dans une salade. Son goût spécifique n’est pas désagréable. Mais c’est une fois séchée et réduite sous forme de poudre qu’elle délivre le maximum de ses propriétés.

L’ONG Echo, qui travaille en Afrique sur le développement de la culture du Moringa estime que «Une cuillérée à table comble (8 g) de poudre de feuilles fournit environ 14 % des protéines, 40 % du calcium, 23 % du fer et presque 100 % de la vitamine A dont a besoin un enfant de 1 à 3 ans. Six cuillérées à table combles de poudre de feuilles fournissent presque tous les besoins quotidiens en fer et en calcium d’une femme enceinte et allaitante. »

De façon plus concise, il ressort des différentes études que ses atouts nutritionnels sont loin d’être négligeables :

  • 25 % de son poids est représenté par des protéines qui apportent tous les acides aminés essentiels.
  • Il renferme dix-sept fois plus de calcium que le yaourt.
  • Il apporte six fois plus de fer que les épinards.
  • Il contient six fois plus de fibres que les figues.
  • Il offre quatre fois plus de potassium que la banane.
  • Il procure quatre fois plus de magnésium que le chocolat.
  • Il comprend deux fois plus de vitamine A que la carotte.

 

Pour le monde agricole

 

En plus de propriétés nutritionnelles exceptionnelles, le Moringa est un atout important pour le monde agricole. Des études très poussées réalisées dans le monde entier par l’ONG BIOMASA ont mis en évidence que l’extrait de feuilles de moringa contient une hormone de croissance végétale.

 

Dans la revue technique Echo, on lit que « le jus extrait de feuilles de moringa fraîches peut être utilisé pour produire une hormone de croissance végétale efficace, permettant d’accroître de 25 à 30 % le rendement de presque n’importe quelle culture : oignons, poivrons, soja, maïs, sorgho, café, thé, piment fort, melon, etc. Dans un essai, la pulvérisation de cette hormone a permis d’accroître le rendement du maïs de 60 à 130 sacs par hectare.

En appliquant cette hormone par pulvérisation, BIOMASA a pu cultiver avec succès du café à 30 mètres d’altitude. Poussant à l’ombre de Jatropha curcas, ce café a produit des fèves en seulement 17 mois. »

 

 

 

 

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